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Tromper l’ennemi, l’invention du
camouflage moderne en 1914--1918.

Canon de 280 camouflé.
Canon de 280 camouflé.
André Mare, automne 1915.
Plume, encre de Chine et aquarelle.
Paris, Musée d'Histoire Contemporaine-BDIC.
Canon de 280 camouflé.
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En août 1914, les soldats français partirent au combat dans des tenues voyantes – pantalon rouge, tunique bleue – qui en firent des cibles faciles. Inadaptées à la guerre moderne, elles provoquèrent une hécatombe. Contre toute attente, ce sont des artistes et non des ingénieurs militaires, qui trouveront des solutions et jetteront les bases d’une nouvelle arme : le camouflage. Le bouleversement est considérable : il ne s’agit plus d’affronter l’adversaire selon les principes des siècles passés, mais de disparaître et de se fondre dans le paysage. La guerre de position, qui maintient durablement les troupes face à face, et le développement de l’observation aérienne sont pour beaucoup dans cette évolution : pour ne pas être repéré par l’ennemi, et survivre, il faut être invisible.

Officiellement créée le 14 août 1915, la section de camouflage de l’armée française regroupait des artistes de tous horizons, particulièrement des décorateurs de théâtre rompus aux effets de trompe-l’œil, et des peintres cubistes aptes à la déformation de la réalité. Elle employait des milliers d’hommes et de femmes. Son organisation et ses techniques ont inspiré celles des autres armées belligérantes qui les développent avec leur génie propre.

S’appuyant sur des documents rares ou inédits, Cécile Coutin nous a fait revivre cette histoire étonnante et méconnue, celles de ces artistes français qui inventèrent le camouflage moderne et révolutionnèrent l’art de la guerre. Un sujet souvent effleuré mais rarement abordé, qui est le fruit d’une étonnante rencontre entre ! l'histoire de l'art et celle de la tactique !

Cécile Coutin est docteur en Histoire de l’art, Conservateur en chef honoraire du Patrimoine. De 1972 à 1990, elle a été chargée du Musée d’histoire contemporaine, dbic, universités de Paris, où elle a organisé de nombreuses expositions, puis, de 1990 à 2013, responsable du fonds de maquettes de décors et costumes au département des Arts du Spectacle de la Bibliothèque nationale de France. Elle a été commissaire de quatre expositions. Elle est membre titulaire de l’Académie de Versailles.

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