Après les catastrophes en série subies par les habitants de Montmorency au XIVe siècle, le siècle suivant va aussi produire son lot de malheurs et de désolation. La guerre contre l’anglais, bien que sporadique, n’en finit pas. À cela s’ajoute une guerre civile opposant Armagnacs et Bourguignons, dont Montmorency, victime collatérale, va faire les frais. Aux alentours, sur les routes et les chemins, le brigandage a repris de plus belle et il est fort risqué de s’y aventurer sans précaution.
La vie continue cependant. Des périodes de calme relatif succèdent aux épisodes tourmentés. Le vigneron produit son vin comme il peut, le cultivateur engrange ses récoltes tant bien que mal, commerce et artisanat se poursuivent malgré les obstacles, tandis que les ministériaux du seigneur continuent de lever péages et impôts.
À Montmorency comme dans une majeure partie de l’Île-de-France éprouvée, le Moyen-âge s’achève sur une note sombre et amère.