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Noyon et l'abbaye d'Ourscamp

Noyon

Vue aérienne de Noyon.
Vue aérienne de la cathédrale de Noyon.
Vue aérienne de Noyon.
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D’origine gallo-romaine, érigée en évêché par Saint-Médard en 581, Noyon a connu les fastes du couronnement de Charlemagne en 768 et du sacre d’Hugues Capet en 987. Nous vous sommes proposé de découvrir cette ville au riche passé, labellisée ville d’art et d’histoire depuis 1998. Nous avons débuté notre visite au cœur de la ville, dans le «quartier cathédral», le plus complet du nord de la France.

Au cours de sa construction, la cathédrale a été ceinturée d’un remarquable ensemble au nord de la cathédrale, le quartier canonial, avec ses maisons des chanoines reconstruites aux xviie et xviiie siècles, le réfectoire du xiiie siècle, la bibliothèque du chapitre, bel édifice à pans de bois du début du xvie siècle et l’officialité.

La visite s'est poursuivie au sud de la cathédrale, dans le quartier épiscopal, où nous avons pu voir la chapelle privée de l’évêque (xiie siècle) et le palais épiscopal, beau pavillon Renaissance en briques et pierres, devenu musée du Noyonnais, que nous avons visité. Dans ce très beau musée d’art, d’archéologie et d’histoire, nous a été présentée, à travers les objets issus des fouilles locales, la vie de Noyon et de sa région de l’époque gallo-romaine à nos jours ainsi que le trésor de la cathédrale.

Nous sommes restés au cœur de la ville ancienne pour notre pause-déjeuner dans un restaurant proche de la cathédrale.

En tout début d’après-midi, ce fut un enchantement de lumière qui nous attend dans l’espace intérieur de Notre-Dame. La cathédrale de Noyon, bel exemple des débuts du gothique, conserve la robustesse du roman, mais égale la mesure et l’harmonie obtenues par les grands maîtres-d’œuvre de l’âge d’or de cathédrales.

Edifiée à partir de 1145, elle est la deuxième cathédrale gothique construite en France. La façade précédée d’un porche à trois travées est surmontée par ses deux tours sans flèche, l’une au sud, la plus ancienne et la plus austère, l’autre au nord, élevée au 14e siècle et finement décorée.

À l’intérieur, sa lumière, la pureté de ses lignes, vous séduiront  : on ne peut rester insensible à l’élégance de la nef à cinq travées doubles, s’élevant sur quatre étages avec ses grandes arcades, ses tribunes impressionnantes, son triforium surmonté de fenêtres hautes. Nous pourrons voir aussi l’ancien cloître qui ne conserve qu’une seule galerie, s’ouvrant sur de grandes baies au remplage rayonnant.

L'abbaye d'Ourscamp

Ruines de l'abbaye d'Ourscamp.
Ruines de l'abbaye d'Ourscamp.
Ruines de l'abbaye d'Ourscamp.
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Nous avons ensuite quitté Noyon pour rejoindre, le temps d’un court trajet en car, notre dernière étape à l’abbaye d’Ourscamp.

Une jolie légende entoure cette abbaye fondée en 1129 par les cisterciens entre l’Oise et la forêt  : Ourscamp, c’est le « champ de l’ours», un ours légendaire lui ayant laissé son nom comme en témoigne encore l’ours sculpté au fronton triangulaire de la maison de l’Abbé.

Outre ce beau bâtiment du xviiie siècle, nous avons été captivés par les imposantes ruines du chœur gothique de l’abbatiale du xiiie siècle. Son déambulatoire desservait cinq absidioles. De la même époque, demeure la « Salle des Morts » qui servait d’infirmerie pour les religieux. C’est aujourd’hui la chapelle de l’abbaye  : de fins piliers alignés sur deux rangs lui donnent beaucoup d’élégance et une grande clarté est dispensée par les fenêtres à oculus.

La vie monastique s’y développe surtout aux xviie et xviiie siècles et se perpétue de nos jours  : les Serviteurs de Jésus et Marie qui occupent ce site, vous proposeront dans leur jolie boutique, livres et produits des monastères de France.

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